LE BRUIT DU SILENCE

Chaque personne porte en elle sa propre vision du silence. On peut y accéder par fuite du bruit ; le silence étant assimilé au vide et par extension à la solitude. Il prend alors une connotation négative car il représente l’inanimé et, pour certains, la mort. La mort comme cessation de tout bruit, tant spirituel que physique.

Il nous fait nous confronter à l’immobilisme, qui peut engendrer une certaine peur ; celle de passer à côté de choses qui nous confortent dans le fait de se sentir en vie.
Se tenir immobile dans le silence est un mouvement en lui-même. Cet instant où on laisse l’extérieur nous pénétrer pour atteindre un essentiel, quel qu’il soit. Le silence se prête alors à la contemplation, à la méditation. Il est impressif alors que le bruit est expressif.

Des sujets/objets simples, qui nous touchent ou nous laisse indifférent pour retrouver le bruit qui s’en dégage et apprécier de nouveau le silence de l’impression dans ce qui nous paraît habituel et de ce fait invisible.